LOMBEZ

           


La famille TALAZAC habite le village de la Pouche près du bourg de Lombez.

La plus ancienne trace d'un TALAZAC à Lombez, trouvée dans les archives, date de 1625, où Arnaud, laboureur, est cité dans un contrat d'échange.

Jacques (1-1-1) a 2 garçons : Domenget (1-2-1), trafiquant, et Dominique (1-2-2), brassier. Peut-être faudrait-il lui attribuer la paternité d'un troisième fils en la personne de Guillaume, caporal du sieur de Figeac au régiment royal d'artillerie pour lequel il a servi 37 ans, reçu en 1716 à l'Hôtel des Invalides "sa foiblesse de veüe joint a ses blessures le mettent hors de service". Il est décédé en 1725 au Fort Griffon de Besançon.

Domenget (1-2-1) aura pour fils Dominique (1-3-2), prêtre, et Jean (1-3-1), lui aussi trafiquant, père de 10 enfants dont 5 garçons. Quatre des garçons décéderont avant l'âge adulte et on perd la trace du cinquième, Dominique (1-4-1), marquant ainsi l'extinction de cette branche à Lombez.

Dominique (1-2-2) a 2 fils : Jacques (1-3-3), brassier, dont toute la descendance vivra à Lombez (cultivateurs, tailleurs) et Basile (1-3-4), voiturier.

Basile a 3 garçons : Joseph (1-4-5), Pierre (1-4-6) qui exerce le métier de tuilier et est à l'origine de la branche de Puylausic, Jean-Baptiste (1-4-7), meunier, à l'origine d'une branche itinérante de meuniers dont on trouve successivement la trace à Laymont, St Loube-Amadès, Lahage, Forgues et Rieumes.

Aujourd'hui, plus personne à Lombez ne porte le nom de TALAZAC.

Le cas de Dominique (2-6-1) mérite d'être raconté. Né en 1775 il se marie en 1811 à l'âge de 36 ans avec Guillaumette SANCERRY, de 8 ans sa cadette. De ce mariage naîtront 2 garçons en 1811 et 1813 et cela n'a rien d'extraordinaire. On est par contre étonné d'apprendre que le couple donnera naissance à un troisième enfant en 1829, soit 16 ans après le précédent, Dominique a alors 54 ans, son épouse en a 46. Cet enfant décédera 4 jours après être né. Nous sommes à nouveau étonnés lorsque, après le décès de son épouse il contracte à nouveau mariage avec une jeune femme de 45 ans sa cadette, il a alors 77 ans ! De ce mariage naîtront Jean Marie Dominique (2-7-3) en 1853 puis Jean-Baptiste en 1861, malheureusement décédé à l'âge de 4 mois, son père est alors âgé de 86 ans ! On a dû jaser dans le pays de ce vieillard qui avait peut-être bénéficié d'un "coup de main extérieur" pour un tel exploit …. Dominique décédera peu après cette paternité exceptionnellement tardive.

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Branche de PUYLAUSIC (32)


Branche de RIEUMES (31)

Famille de meuniers itinérants dont on trouve la trace à Laymont, St Loube, Lahage, Forgues puis Rieumes.

Les moulins étant la propriété de la noblesse, Jean-Baptiste (4-4-1) va de moulin en moulin, exerçant son métier moyennant une redevance due au propriétaire, exprimée en sacs de blé.

En l'an 4 de la République Française (1796) Jean-Baptiste et son fils Jean-Pierre (4-5-1) seront accusés d'avoir participé au pillage de la "maison Laurentie" à Amadès et d'avoir menacé de mort le dit Laurentie propriétaire de la maison saccagée. Ils seront emprisonnés à Lombez puis Auch, l'occasion pour nous de connaître leur signalement : Jean Baptiste, "taille quatre pieds onze pouces (1,59m), cheveux et sourcils châtains gris, visage ovale et coloré, front découvert, yeux bleus, nez aquilin, bouche moyenne, menton fourchu, une cicatrice au troisième doigt de la main droite et une autre au milieu du front". Jean-Pierre, "taille cinq pieds un pouce six lignes (1,66m), cheveux et sourcils châtains, front découvert, visage ovale et coloré, yeux gris, nez aquilin, bouche moyenne, la lèvre inférieure épaisse et menton rond". De nos jours, une taille de 1,59m ou de 1,66m nous semblent bien petites pour un homme adulte. Mais en comparant avec la moyenne des tailles des 8 coaccusés on peut dire que Jean-Baptiste était de petite taille (c'est le plus petit des 8) et que Jean-Pierre est de taille moyenne. Ils seront acquittés à l'issue du procès.

Jean-Pierre (4-5-1) se fixe à Rieumes où il exerce son métier de meunier. Son activité ne se limite pas à faire tourner le moulin pour produire de la farine et son savoir-faire est bien plus large. Ainsi s'engage t'il, en 1827, à construire un moulin à vent sur la commune de Saint Jean Kirié Eleison (près de Toulouse) pour le prix de 1550 francs.

Jean (4-6-2) est aussi meunier. Fini le temps où son grand-père allait de moulin en moulin, louant ses services au seigneur propriétaire. La révolution est passée par là et Jean est propriétaire de son moulin à Rieumes, au lieu-dit "le Carrey".

Aujourd'hui il n'y a plus de TALAZAC à Rieumes et au cimetière on peut voir sur la sépulture BAGNERES-TALAZAC une plaque à la mémoire de François Marie (4-8-1), décédé en 1942, sans descendance.

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Branche de SAINT ANDRE DE LIDON (17)

Pierre (5-7-1) ne sera pas meunier comme ses ancêtres. Il est compagnon sabotier et accomplit son tour de France. Il est de passage à Saint-André-de-Lidon (Charente-Inférieure) en 1864, puis on trouve sa trace à Fougères dans le Loir-et-Cher en 1870. Il retournera à Saint-André-de-Lidon et s'y fixera, où se succéderont 3 générations de TALAZAC.

Pierre (5-8-1), d'abord menuisier, sera secrétaire de la mairie de Saint-André-de-Lidon à partir de 1930.

Jean (5-11-1) et André (5-11-2) seront facteurs.

Gérard (5-10-1) est l'auteur de ce site.

Si vous voulez en savoir plus sur Christiane (5-10-2) allez sur son site à l'adresse www.poetika17.com où elle vous fera partager sa passion pour la poésie


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