CIERP

Nous avons expliqué à la page de Larroque qu'à notre avis les TALAZAC de la vallée de Luchon et du Val d'Aran sont cousins de ceux de Nizan et de Larroque.



Voici comment s'articulent les 18 figures constituant la souche de Cierp.

SOUCHE 1

// ' );popup.document.close();">Cliquez pour agrandir l'imageNous avons la preuve que des TALAZAC vivaient à Cierp au début du 17ème siècle mais, pour l'instant, seules les descendances de Jean TALAZAC et Jeanne FADUILHE d'une part (souche 1) et de Jean TALAZAC et Anne COLOMIES d'autre part (souche 2) nous apparaissent clairement.

  • Barthélémy (1-2-1) quitte son village natal de Cierp pour Villeneuve de Rivière, près de Saint Gaudens, où il sera charpentier. La plupart de ses descendants seront artisans ou fonctionnaires.

  • Pierre (1-3-3), tour à tour cabaretier, sonneur de cloches, marchand, épouse Julienne MARTIN à Villeneuve de Rivière. Elle lui donnera 3 enfants dont Jean Dominique (2-4-1), qui perpétue la branche de Villeneuve de Rivière. Julienne étant décédée prématurément, Pierre refait sa vie avec Marie LACASSIE qu'il épouse à Andoins, paroisse près de Pau. En arrivant en Béarn TALAZAC devient TALAZACQ comme il est de coutume dans cette province pour les noms terminés par le son ac.

Branche de VILLENEUVE DE RIVIERE (31)

Jean Dominique (2-4-1) est laboureur et son fils Jean Marie (2-5-1) est terrassier

Branche d'ANDOINS (64)

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  • Jean (3a-4-1) a exercé plusieurs professions et on le trouve successivement tailleur, laboureur, sonneur de cloches, garde-champêtre. On lui connaît 3 épouses et 10 enfants

  • Simon (3a-4-2) est tailleur d'habits ainsi que son frère Jean (3a-4-3) qui s'installe à Espéchède, commune voisine d'Andoins.

  • Simon (3a-5-1) est garde forestier à Laruns (64)
  • Simon Anselme (3b-6-1) est gendarme à cheval, d'abord à Monein (64), puis à Tarbes

  • Evariste Jean (3b-7-1), élève à l'école des Arts et Métiers, décède à l'âge de 20 ans.

Aujourd'hui à Andoins, plus personne ne porte le nom de TALAZACQ depuis le décès de Catherine Léonie en 1935

SOUCHE 2

  • Jean (4-1-1) et son fils Jean (4-2-1) sont forgerons.


Le 15 janvier 1675, maître BENAVENT, notaire de Cierp, installé " en la basse cour de la maison de monsieur labbe de Binos " curé de Cierp, rédige le contrat de mariage de Jean TALAZAC (4-2-1) et Anne COLOMIES.

La future épouse reçoit en dot " une borde couverte de pailhe …. avec un petit loupin de terre tenant icelle …. pour y pouvoir batir un four à cuire du pain ", mais aussi les traditionnels " ornemans nuptiaux quy est dentiere costume donnée aux filhes cellebrans mariage lesquels sont remis a la volonte et discreption de ladite jeanne bourjac sa mere ".

Le future époux reçoit quant à lui, de la part de son père Jean et de son frère Pierre, " une boutique entiere de fourgeron concistant en souflets enclume, marteaux et tenailhes quils prometent le tout luy payer et deslivrer le jour de les nopces et outre et pardessus ce luy payer aussy la somme de doutze livres dans deux ans prochains à conter du jour et datte du présent contrat, six livres chacun an ". Comme on le voit, Jean se destine au métier de forgeron, comme son père.

Puis, comme il est de coutume dans cette région, les futurs époux règlent leur succession et " font donation de la moytie de tous et chacuns leurs biens présans et advenir a un des enfens masles quy sera procre de leur present mariage, et tel que sera nome par ledit talazac espous et a faute de nomination est tenu pour nome le premier habille toutesfoix a succeder et cas advenan que du dit presen mariage ne seront procres que des filhes la mesme donation aura lieu pour une dicelles au mesme ordre et nomination que des masles. ".

Le mariage sera célébré un an plus tard, le 28 janvier 1676.


  • Simon (4-4-2) est radelier, c'est-à-dire chargé de l'acheminement du bois sur la Garonne, mais on le trouve aussi huissier. Sans doute faut-il comprendre qu'il travaille à la confection et à la pose de portes et fenêtres (huis). Il quitte Cierp pour Estenos.

Branche d'ESTENOS (31)



Branche de SAINT BEAT (31)

Famille d'agriculteurs qui s'installe à Saint Béat
  • Raymond Jean Marie (7-8-4) périra au combat lors de la première guerre mondiale

  • Pierre Louis (7-8-3), marin, embarqué pour l'Argentine, y décédera à l'âge de 20 ans
  • Valentin Emile (8-8-7) et François Henry Marcelin (8-9-1) périront au combat lors de la première guerre mondiale.

Branche de TREBONS de LUCHON (31)

 
  • Louis (10-5-2) est huissier, mais aussi brassier, c'est-à-dire ouvrier agricole. En 2 mariages il aura 11 enfants (6 garçons et 5 filles). Son frère Thomas (10-5-4) est tisserand et les 2 frères ont reçu un minimum d'instruction car ils savent signer.

Branche de St YZANS du MEDOC (33)

  • Jacques (11-6-1) est terrassier et émigre à Saint Yzans du Médoc en Gironde. Son fils et son petit-fils seront menuisiers.

Branche de TARBES (65)

Etienne (12-6-2) et son frère Jean (12-6-4) quittent Estenos pour Tarbes. Ce départ pour la ville s'accompagne d'une certaine régression sociale car loin de trouver la prospérité les 2 frères et leur famille semblent avoir vécu dans la précarité.
  • Etienne est chiffonnier et ne sait pas écrire alors que son père le savait. Il a un premier enfant hors mariage, puis se marie avec la mère de cet enfant, Marie Victorine, une fille née de parents inconnus, élevée à l'hospice et qui exerce la profession de marchande de chapelets. Alors qu'il est habituel qu'à l'issue d'une naissance le père aille en faire la déclaration à la mairie, Etienne y va rarement, remplacé le plus souvent par la sage-femme. On peut s'interroger sur la raison de cette indisponibilité peu commune et récurrente.
  • Jean est également chiffonnier. Il épouse Marie VITAL, âgée de seulement 15 ans, née de parents inconnus, qui lui donnera 6 enfants.
  • Jean Marie (12-7-5) émigre en Argentine où on le signale en 1888 à Buenos Aires.

Branche de CASTELJALOUX (47)

Jacques Louis (13-7-1), d'abord menuisier, ensuite charcutier, s'installe à Casteljaloux dans le Lot et Garonne.

Branche de VERSAILLES (78)

  • Denis (14-8-1) est d'abord géomètre et conducteur de travaux, et son métier l'amène à travailler aux colonies (Indochine, Congo) au début du 20ème siècle, où il dresse les plans des chemins de fer. Mobilisé à la première guerre mondiale il sera blessé au Chemin des Dames. Il sera ensuite hôtelier.
  • Adrien (14-9-1) après avoir vécu quelque temps dans la rue, vivant de petits boulots, rencontre à Paris Anne Marie venue de Bretagne. Le couple s'installe en région parisienne. Adrien sera ajusteur tourneur puis conducteur de taxi.
  • Jacqueline (14-10-1) qui vit en union libre avec Raymond PAVEC aura une descendance très prolifique avec 7 enfants qui porteront tous le nom de TALAZAC. Le couple se mariera finalement après 50 ans de vie commune. On frémit à l'idée que Raymond PAVEC ait pu se marier avec Jacqueline TALAZAC avant la naissance de leur premier enfant ! C'est toute une multitude de TALAZAC qui en auraient été perdus, au profit de PAVEC !
  • Raymond (15-11-1) chef de projet dans une grande entreprise, à la retraite, à qui nous devons tous les renseignements sur la branche de Versailles. Raymond est également radio-amateur sous l'indicatif F6BQV, et Président de l'Union Française des Télégraphistes.


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